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Comment devenir un bon skydiver

Série : « Je gagne du temps et de l’argent, et je deviens un bon flyer en plus ! »
(lien utile en bas de page…)

 

Si tu veux être un bon skydiver, il ne faut pas avoir d’amis ou encore si tu veux voler comme une machine, sors de ta [drop] zone de confort…

Oui, c’est l’affirmation que nous posons, cher lecteur. Comme toute bonne dissertation, la démonstration arrive tout de suite mais laisse nous juste éclaircir un point avant d’aller plus loin : si ta DZ habituelle regorge de skygods (qui te parlent… de préférence !) et qui sautent avec toi, ou alors si des boogies ( on veut dire du lourd, pas une anim organisée juste pour dire que la DZ est cool et que ca bouge !) y sont organisés très régulièrement, alors ne perds pas ton temps : tu es au paradis, ce serait dommage d’en partir ( quoi que…quand même)

Dans le cas contraire, cher lecteur, poursuis ta lecture (!)
Nous pouvons catégoriser les skydivers en deux groupes. Ceux qui s’envoient en l’air, peu importe la manière: ils sont contents, et les autres pour qui la « médiocrité » ne fait pas partie de leur vocabulaire. Pour ces derniers, sans parler de compétition, le désir de performance et de progrès, afin de s’exprimer librement dans le ciel ( ou de se la péter sur Facebook avec des photos méga cool…), est de toute première importance. Ils veulent du saut de qualité. Au prix ou ça coute, en plus, on ne peut pas leur en vouloir ! ( Oui pour certains la motivation est financière mais restons en au coté sportif, voulez vous ?)

Si tu fais partie du premier groupe, tu peux donc passer ton chemin la encore ! Les sorties gorille, les sauts où l’on se croise de temps en temps suffisent à ton bonheur ? Tant mieux car il faut de tout pour faire un monde. La performance ne t’intéresse pas, seul le fun avec les potes compte. Ok, pas de problème, tant que ce sentiment est sincère et qu’il ne cache pas une envie de progresser masquée d’une « peur » d’affronter la (dure) réalité et de faire ce qu’il faut pour…arriver ou tu aimerais.

Nous savons tous que pour progresser, il faut des gens qui nous tirent vers le haut. Les boogies sont à ce titre le meilleur endroit pour faire des sauts que nous ne faisons pas tous les jours. Il y a des groupes de niveau, des load-organisers qui vous brieffent et debrieffent, une saine émulation, des avions qui montent vite (bon d’accord pas toujours) et vous ne payez que votre saut, bref tout pour envoyer du steack. Le genre d’endroit ou vous ne faites pas les sauts de tous les jours.

Vous sautez avec votre coach en one to one régulièrement ? C’est bien (mais ca coute cher!). C’est un bon début mais les sauts de groupes vous mettent plus la pression : vous n’avez pas envie d’être le maillon faible, d’être virer du groupe, pire encore d’être un danger pour vous même ou les autres ( en one to one, le but du coach, c’est d’être présent, en boogie t’es là tant mieux, t’es pas là, personne ne viendra te chercher…) Mieux, vous voulez être à la hauteur et vous faire plaisir car vous ne faites pas ça tous les jours. Alors fini, les sortie le cœur léger et la tête vide, là c’est full focus, on lâche rien et on s’applique ! Oui c’est ici qu’on progresse à grand pas. C’est ici, en sortant de sa zone de confort que nous allons tous vers le haut (enfin on descend mais le niveau monte 😉 )

Mais alors, quel rapport avec vos amis, nous direz vous ? C’est simple, comme nous le disions en introduction, soit la DZ accueille régulièrement des boogies, soit il ne se passe ni plus ni moins que ce qu’il se passe sur une DZ classique. On est bien, on est chez soi, on connait tout le monde, on a ses habitudes et ses copains, le barbecue, la pompe a bière, les chants que seuls les initiés connaissent… heu excusez moi, vous venez sur une DZ pour sauter ou pour autre chose ? La encore, selon la réponse, vous pouvez retourner à vos occupations favorites, la lecture s’arrête la pour vous ! Vous sautez plus que vous ne buvez ? Tant mieux ! Mais ne sauteriez vous pas par hasard toujours avec les même personnes (c’est un bon début car comme le sexe, le skydive, c’est mieux quand on connait un peu voire même beaucoup son/ses partenaires !). Donc vous sautez toujours avec les même personnes. Question(s) : avez vous la pression sachant que vous re sauterez ensemble juste après ? Que de toute façon ce sont mes potes alors y a pas de souci ? Que de toute façon ce n’est pas grave, on s’amuse bien et ce soir, c ‘est fiesta..?

Vous commencez peut-être à voir où nous voulons en arriver ? Le skydive, ce n’est ni plus ni moins qu’une énième « école de la vie ». Il est toujours plus simple de décider seul qu’à plusieurs, plus simple de partir en voyage seul plutôt que d’attendre les réponses et excuses de tout le monde ( qui parfois déçoivent par une excuse pathétique). Combien sont ceux qui regrettent de s’être enfermé dans leur routine, de ne pas avoir tenter l’aventure ? Ou plutôt combien sont heureux, d’avoir vu le monde et qui reviennent triomphant, riches de nouvelles expériences qui les ont changé à jamais ? A trop attendre ou à attendre les autres, on ne fait jamais rien…

Le skydive n’échappe pas à la règle. Il faut bouger pour progresser. Certains vous traiterons de traite (ça sonne mal hein ?!), de lâcheur peut-être même. Mais sont ce bien vos amis qui parlent de vous comme ca ? Sont ils jaloux car eux n’osent pas ? Ahh peut-être ont ils peur de vous perdre car on sait que quand le niveau monte, les partenaires changent…
Alors quoi, vous ne briserez jamais le train-train quotidien ? N’irez vous jamais voir de l’autre côté de la montagne par peur du « qu’en dira t’on » ? Des efforts à fournir (quels efforts ?! Ils y a aussi de la bière sur les boogies et plus de filles en général..) Par peur de ne plus voir vos potes ? Qui vous a dit que vous ne les verrez plus ?! De l’argent qui manque ? Mensonge ! Vous n’irez peut-être plus tous les week-end sur votre DZ favorite (ou alors plus de bière et moins de sauts) car vous économiserez pour des boogies mais il y a moyen en cherchant un peu de trouver les bons évènements qui ne vous couteront pas un saladier !! Sauter moins mais sautez mieux !

Alors bon, le titre est un peu accrocheur, n’est ce pas ? Vous l’aurez compris, il n’est pas utile de s’appeler Calimero pour devenir un bon skydiver mais il faut juste se donner les moyens de vos ambitions. Et cela passe en général par une baisse de la fréquentation des DZ et des gens que vous fréquentez habituellement…S’ils ne comprennent pas, méritent ils vraiment votre amitié d’ailleurs ?

On résumera en un conseil notre dissertation du jour, que cher lecteur, tu pourras appliquer à la vie de tous les jours : « Enlèves tes chaussons, mets des chaussures et trace ta route… »

Il ne vous reste plus maintenant qu’á trouver les bons boogies…

Epilogue : ne dis pas merci, cher lecteur, c’est cadeau.

AVERTISSEMENT : les work shops sont de meilleurs « qualité » que les boogies. La difference réside dans le fait que les workshops disposent de groupes construits à l’avance (avec participants limités), selon le niveau du participants et où le but est de clairement prendre du niveau, contrairement au boogie ou tout le monde se pointe et on voit sur place et on fait la fête ( si tu n’est pas la le matin, ou en retard ou pas tous les jours, si le coach ne te connais pas, si tu n est pas son pote ou le pote de quelqu’un, il peut être difficile de trouver ta place. Les niveaux ne sont aussi pas toujours homogènes donc qualité des sauts pas forcément top ou/et safe…)

Mais l’avantage du boogie, ce que l’on garde le coté festif, comme ca, t’as un peu l’impression d’être sur ta DZ 😉

Comment faire pour savoir ou aller ?
– plus ton niveau est élevé, plus tu dois être sélectif mais aussi plus tu sais sans doute choisir tout seul…
– pour les autres, un événement ou les organisateur ne demande pas de fiche d’inscription ou il faut indiquer son nombre de sauts et d’heures de tunnel, ni nombre limite d’inscrits sera synonyme de « moins sérieux » qu’un workshop (sans vouloir fâcher personne) ce sera « venez et puis on verra » (perso, nous l’import en skydive, on aime pas…)

On finit par un lien où la Family recense tous les événements qui lui plait… Ce n’est donc pas une liste exhaustive de tous les boogie/workshop mais juste notre sélection ( qui s’étoffe au mesure que les dates sortent…). Notre guide michelin que si tu les fait tous au moins sur une saison, y a des chances que tu commences a flyer pas trop mal 😉

http://freeflyfamily.com/boogie-list/